Une coupe de larmes

Je me souviens d'une chose qu'on m'a dite pendant une retraite de méditation.
Je chialais comme une madeleine dès que la tristesse pointait le nez. Alors un ami m'a dit que la tristesse qui venait, je ne pouvais rien y faire, mais ce qui était possible, c'est que je ne plonge pas dedans, que je ne m'y engouffre pas.

Pendant qu'il parlait, il faisait des gestes des mains devant son coeur et son torse; j'ai vu la chose comme mon coeur en une coupe remplie de larmes, et ma conscience juste au-dessus, mais n'y plongeant pas.

J'ai gardé ce conseil en mémoire les jours suivants, et la méditation aidant, il se révéla fort utile. L'exercice était difficile, mais pas trop. La tristesse ne diminuait pas, et c'était difficile à tenir, mais mon état, lui se remplissait de noblesse, au lieu de s'affaler pitoyablement, et gagnait en force.

Il fut clair que quand on se laisse aller trop aux larmes, il y a une petite dose d'auto-apitoiement, et ça nous pouvons l'éviter.

Grâce à la discusion avec une amie sur un forum, ce souvenir m'est clairement revenu.

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